Ordonnance

Ils ont dit que la vie ne pouvait plus suffire

Qu'il fallait envoler et le ciel et la terre

Envoler les chemins les pierres et les prières

Qu'il fallait à genoux sourire à ce destin

Et poser un congé sur nos peines récurrentes

 

Ils ont dit qu'il fallait s'armer, se départir

Des cachotteries du soir, de ces mauvais repères

Quitter les uniformes, être un peu moins sincères

A force d’endurance, ils ont que demain

Il faudrait accepter que la vie nous mente

 

Et ils sont repartis, nimbés de conciliance

Un pansement de mots enroulés à leurs cous

Ils s'en sont retournés à ces vies insulaires

Sur leurs rochers de sciences, leurs cailloux de clarté

Il ne fait jamais beau, sur l’île des savants

 

Tu les as regardés, tu as parlé de chance

Avec ta voix mouillée tu as dit je peux tout

Tant qu'il sera une heure sur ta joue débonnaire

Je pourrai respirer sur la pointe des pieds

Je ferai de ces miettes mon autre firmament

 

 

 

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